×
Appel urgent relatif à la protection des exilés burundais en Belgique dans un contexte d’allégations de surveillance transnationale

Le Mouvement Inamahoro documente et relaie une mobilisation conjointe de la société civile burundaise concernant les préoccupations croissantes liées à la sécurité des ressortissants burundais en exil en Belgique. Cette activité synthétise un appel urgent adressé aux autorités belges par plusieurs organisations de défense des droits humains.

Le 4 juin 2026, vingt et une organisations burundaises ont transmis une communication officielle aux autorités belges, appelant au renforcement des mécanismes de protection en faveur des réfugiés, demandeurs d’asile, journalistes, défenseurs des droits humains et membres de la diaspora engagés dans des activités civiques et politiques sur le territoire belge.

Cet appel fait état d’inquiétudes liées à des déclarations publiques attribuées à la représentation diplomatique du Burundi en Europe, perçues par les signataires comme laissant entendre l’existence d’un accès à des informations sensibles relatives aux déplacements, réunions et données personnelles de membres de la diaspora.

Ces éléments ont ravivé un climat d’inquiétude au sein de la communauté burundaise en exil, dont de nombreux membres déclarent avoir fui des situations de persécution politique, de détention arbitraire, d’intimidation ou de restrictions liées à leur engagement citoyen ou journalistique.

La communication évoque également la présence supposée en Belgique d’un officier supérieur burundais, associé par les signataires à des allégations de violations des droits humains dans d’autres contextes, suscitant des interrogations quant aux risques potentiels pour les personnes exilées.

Les organisations signataires expriment en outre des préoccupations concernant l’évaluation des demandes de protection internationale, estimant que certaines décisions pourraient ne pas refléter de manière pleinement actualisée les risques encourus par les personnes issues de milieux politiques sensibles, de la presse indépendante ou des mobilisations citoyennes de 2015.

L’appel formule des recommandations précises, notamment le renforcement des dispositifs de protection de la diaspora, la garantie stricte de la confidentialité des données personnelles et numériques, le respect rigoureux du principe de non-refoulement, ainsi que la demande de clarifications officielles auprès des autorités compétentes.

Le Mouvement Inamahoro souligne que le respect des engagements internationaux en matière de protection des réfugiés et la préservation de l’État de droit constituent des obligations fondamentales des États, indispensables à la sécurité et à la dignité des personnes en exil.